Printemps : Alertes aux pollens !

30 mars 2018

Nous sommes bien au printemps et les allergiques aux pollens ont certainement déjà constaté les dégâts tant le phénomène a tendance à s’étaler tout au long de l’année. 

L’allergie au pollen ou pollinose désigne les manifestations allergiques provoquées par le contact des muqueuses nasales, bronchiques ou oculaires avec les pollens d’arbres, de graminées ou d’herbacés.
L’atmosphère contient de très grandes quantités de pollens de mars à juillet et l’homme, lorsqu’il respire, absorbe les minuscules grains de pollen en suspension dans l’air. Non prise en charge, cette allergie peut, à terme, et en fonction de facteurs de risque personnel, évoluer vers une allergie respiratoire sévère ou un asthme.

Le climat, la présence simultanée de plusieurs allergènes, la pollution atmosphérique et la prédisposition familiale sont autant de facteurs de risque.
L’allergie au pollen se traduit par des symptômes généralement saisonniers, qui correspondent à l'apparition des pollens incriminés :
- des éternuements à répétition ;
- des yeux qui piquent ou qui pleurent ;
- un nez qui coule ou qui gratte ;
- une fatigue.

signes sont souvent gênants car répétitifs, intenses et persistants. D'autres symptômes peuvent être associés : difficultés à respirer, maux de tête, conjonctivite, toux, prurit...
Au quotidien, il est recommandé d’adopter quelques réflexes pour se protéger des pollens le plus possible.Le diagnostic d’allergie au pollen est confirmé par des tests cutanés et, si nécessaire, un prélèvement sanguin.


Les traitements médicamenteux de première intention reposent sur les antihistaminiques qui réduisent les symptômes et calment le système immunitaire en s’opposant aux effets de l’allergie.
Le traitement de fond repose sur la désensibilisation, également appelée “immunothérapie allergénique”. Il s'agit de modifier l’évolution de la maladie en rééquilibrant le système immunitaire à l’aide de doses progressivement croissantes d’allergène, par voie sous-cutanée  ou sublinguale.

La désensibilisation obtient de bons résultats mais souvent long (à faire pendant 3 à 5 saisons polliniques), ce traitement n’est ordonné qu’à la suite d’un bilan précis.

Par Dr Najib Lahlou, Allergologue

 

 

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